L’oeil de Bruxelles sur les applications Freemium

 

Freemium, tel est le nom de code.

Depuis plusieurs mois maintenant, un grand nombre d'applications sont proposées en tant que "Freemium" sur le Google Play Store. Celles-ci sont en effet proposées, par défaut, comme étant gratuites, mais nécessitent l'achat d'une ou plusieurs option(s) directement depuis l'application afin de pouvoir évoluer (dans le cadre d'une jeu) ou de débloquer certaines fonctions.

 

Contrer le piratage

L'une des raisons qui pourrait être évoquée et justifierait cette façon de procéder de la part des développeurs est la lutte contre le piratage. Avant l'arrivée de ce système, il était en effet facile de télécharger une application payante, d'en faire une copie, et de demander ensuite le remboursement dans un délai de 2 heures. la dernière étape consistait alors à modifier l'application pour la rendre installable par n'importe qui et de la distribuer sur des sites tiers.
Une application distribuée aujourd'hui en "Freemium" pourra ne pas fonctionner pleinement si l'utilisateur n'effectue pas un achat (non remboursable) qui sera lui-même lié à un compte Google.

Concrètement :
L'application XYZ vendue à 0,99 euro a été piratée 50 000 fois. Son développeur a alors décidé de la rendre gratuite tout en limitant les fonctionnalités. Pour activer la fonction principale, il a décidé d'intégrer un achat "in-app" du même montant de 0,99 euro.

 

Se remplir les poches

Pour d'autres développeurs, le principe du Freemium est plutôt destiné à s'en mettre plein les poches, y compris (et surtout ?) à l'insu des consommateurs. L'actualité nous rappelle en effet régulièrement que  des jeux, à la base gratuits, peut très vite coûter cher surtout. Aux USA par exemple, Apple a du rembourser plusieurs millions de dollars à des milliers de parents. Leurs enfants avaient jugé bon d'obtenir, par de "simples clics", de la "potion magique" ou des "vies" supplémentaires afin de progresser plus rapidement dans les différents niveaux de leurs jeux favoris. Sauf que ces simples clics actionnaient réellement la carte bancaire enregistrée sur la boutique d'applications. Parfois même, certains jeux sont pratiquement inutilisables si l'on refuse de passer à la caisse, il s'agit là d'un abus et d'une tromperie envers les utilisateurs.

 

 

Bruxelles a donc décidé de tirer la sonnette d'alarme quant à ces pratiques qui ne cessent aujourd'hui de se développer, et a convoqué les deux géants Google et Apple.

Sur le Google Play Store, les pages d'applications indiquent maintenant si celles-ci proposent des achats.

Achats in-app

 

Certains éditeurs donnent des avertissements dans la présentation de leurs applications, du genre :

Achats in-app

 

 

Si vous avez enregistré un moyen de paiement pour vos achats d'applications sur le Google Play Store et que votre enfant utilise votre appareil mobile Android, il vous est possible d'activer une sécurité de la manière suivante :

- Lancez l'application Play Store
- Dirigez-vous dans le menu et définissez un mot de passe afin de limiter les achats

Dès lors, chaque achat devra être systématiquement validé par le mot de passe préalablement défini. Attention cependant : si vous effectuez un achat en entrant votre mot de passe, d'autres achats seront possibles dans un délai de 30 minutes qui suivront le premier, sans avoir à entrer à nouveau votre mot de passe.

Bruxelles Freemium Bruxelles Freemium

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A noter que Google travaille sur une nouvelle fonction qui permettra de lancer automatiquement une demande de mot de passe pour chaque nouvel achat.

 

 

 

 


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